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Gamme CD

 

CD 40

(1948-55)

CD 40 VIGNERON 

Le tracteur Continental CD 40 Vigneron convient tout particulièrement au vignoble de la France méridionale. Déjà très répandu dans cette région, il travaille l'interligne des vignes ou d'arbres fruitiers en un seul passage et tourne sur un rayon de 50 cm. Equipé d'un relavage hydraulique, il permet l'utilisation de tous les outils portés.

Le CD 40 S ne diffère du modèle précédent que par sa voie de 1 m 16 au lieu de 0 m 85 et par sa largeur totalede 1 m 56 au lieu de 1 m 15. Tracteur des moyennes exloitations de la plaine, il fera les labours avec une charrue trisoc à 35 cm ; il remorquera aux semailles un train d'outils épandeur d'engrais, canadien, semoir, herse ; il est assez puissant pour tirer une moissonneuse-batteuse ; enfin muni d'une poulie, il effectuera les battages.

Ces deux modèles, grâce à leur faible hauteur, passent dans les vergers les plus touffus.

Equipés de moteur diesel, ils n'atteingnent une consommation que de 4 litres au cours des plus durs travaux.

  CD 40 à voie élargie

   
 

Catalogue des pièces détachées du CD 40 format pdf

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CD 7200

(1953-55)

 Le concurrent direct du CB 70.

Le CD 7200 se présente comme le bulldozer à tout faire. L'armée française en sera partiellement équipée.

Le premier modèle de CD 7200 utilise un angledozer réglable grâce à des profilés coulissants, mais la moindre déformation empêchait tout cooulissement. Les modèles qui suivèrent furent munis d'un système bien plus primaire. La pompe hydraulique est en bout de vilebrequin à l'avant du moteur.

A l'arrivée du CD 7200, ses dimensions et l'utilisation d'un moteur français de bonne renommée (Berliet MDB 3 R) dopent les ventes.

Il sera remplacé par le CD 7.

 

   

 

 

 

CD 100

(1954)

En 1952, Continental met sur le marché un CD 9000 de 95 CV, que quelques exemplaires en sont produits pour deux ans plus tard laisser place au CD 100 de 105 CV, remplacé ensuite par le CD 8 en 1955.

Le Bulldozer CD 100, le plus puissant de sa gamme avec 125 ch, permet à Continental de se mesurer aux plus grands. Il utilise la même technologie que le CD 7200, comme celui-ci la pompe hydraulique est en bout de vilebrequin à l'avant du moteur. Les solutions techniques déjà mises au point sont utilisées pour le CD 100 : direction par double différentiel planétaire, poutres de chenilles en acier moulé et contrôle direct de la lame par vérins obliques. La filtration d'air est soignée avec un préfiltre Supertubix multicyclone, un filtre à bain d'huile et un système d'essorage breveté par Continental. (Je développe les filtres à air dans les pages suivantes)

   

 

 

 

CD 5

(1956)

Le CD 5 est un dérivé du CD 40. A partir de 1956, Continental revoit toute sa gamme de bulldozer, orientée vers les travaux publics. Toute référence à l'agriculture a disparu et la production de tracteur Vigneron également. Les établissements Richard Frères présentent quater bulldozers du CD 5 au CD 8 et deux chargeurs (développés aux pages suivantes).

Actuellement les établissements Richard Frères distribue les modèles Saint-Chamond, qui seront pour partie intégrés à la gamme Continental en 1960 (gamme des CS).

Le CD 5 est le modèle d'entrée de gamme, un dérivé du CD 40 mais développe 45 CV. Les établissements Richard Frères convoitent toujours la clientèle agricole avec une publicité décrivant le CD 5 comme le tracteur agricole très attendu. De largeur hors tout : 1 m en voie de 0 m 80 avec tuiles de 200mm, ou 1 m 30 en voie de 1 m avec tuiles de 300 mm. Ce tracteur vigneron produit un excellent travail en vignobles. Sa puissance exceptionnelle permet aussi bien le travail des vignes larges en un seul passage, même dans les terrains les plus difficiles, que les labours profonds. Ils font également une publicité visant les entreprises de travaux publics : "Un tracteur de 45 CV avec équipement angledozer, stable maniable dynamique ! Les qualités d'un gros tracteur le volume et l'économie d'un petit."

Il sera remplacé par le CS 4.

   

Chargement d'un CD 5

    
   

 

 

 

CD 6

(1956)

Le CD 6 est un tracteur de puissance moyenne, très polyvalent, de nombreux équipements sont proposés : bulldozer et angledozer hydraulique, barre porte-outils, une grue latérale pour la pose de pipe-liner.

En 1959, il fut remplacé par le CD 6B.

Ses évolutions : CD 6B ; CD 6C ; CD 6E ; CD 6GL

 

 

 

 

Consulter les caractéristiques techniques du CD 6B

   

 

 

 
 

CD 7

(1956-65)

 Le CD 7 remplace le CD 7200. Il est équipé Bulldozer, il se présente comme un petit CD 8. Un bulldozer puissant, à lame orientable, pour le terrassement ou le défrichage. L'adaptation d'un treuil complète son aptitude à l'emploi de tous engins tractés. Le système de manoeuvre de lame qui l'équipe est semblable à celui du CD 8, mais le hauit du verrin est fixé sur une flasque solidaire du châssis (CD 6). La lame de dépierrage est droite et non en V. Une barre porte-outils à relevage hydraulique peut-être montée à l'arrière, tout comme une tarrière hydraulique. Deux bras peuvent être montés sur un support disposé à l'arrière.

Le premier CD 7  date de 1954, qu'à compter de 1956, il fut produit en série.

 

Ses évolutions : CD 7B ; CD 7A ; CD 7D

 

 

 

Consulter les caractéristiques techniques du CD 7

   

 

 

 

CD 8

(1956)

Le CD 8 remplace le CD 100. Ce bulldozer français sera la machine la plus appréciée et la plus connue de Richard Continental, la plus diffusée. L'esthétique est légèrement modifié. Au lancement du modèle, l'accent est mis sur les capacités de traction pour l'emploi avec des scrapers et autres matériels du même genre. Il sera vendu en quantité importante à l'armée française qui le considère comme un "tracteur-déniveleur-moyen". L'autonomie est de 14 heures et la consommation de 16 litres par heure et le rendement est de 40 à 80 m3 par heure. L'armée le considère comme l'équivalent du Caterpillar D 7 et l'Allis Charmer HD 15. Le réservoir de gasoil de 160 litres est le siège du conducteur. L'armée comptait 50 à 100 heures de formation pour acquérir les compétences nécessaires pour la manoeuvre du CD 8. Pour éviter qu'il ne tombe entre les mains de l'ennemi, l'armée préférait faire exploser le moteur, le faire fonctionner à plein régime sans liquide de refroidissement puis le remplir d'eau froide, que d'utiliser les techniques basiques de destruction à la pioche ou explosif.

 

En 1957, Richard Continental développe les équipements :

Différents types de lames sont proposés. Un soc de dessouchage peut être monté fixe sur le cadre utilisé pour l'angledozer. Le hersadozer à neufs dents montés sur un profilé en U est fixé au même cadre pour l'épierrage ou le nettoyage des terrains. Il est très similaire à celui du CD 7. Une réhausse de lame peut être utlisée pour la poussée de matériaux légers ou sur de longues distances. A l'arrière, on trouve un ripper porté à manoeuvre hydraulique qui peut recevoir une, deux ou trois dents. Il remplace le ripper tracté. Continental offre également un treuil forestier à un tambour pouvant développer un effort de traction de 20 tonnes. En 1958, une grue arrière montée sur un tripode est introduite mais sans possibilité de rotation. La puissance de levage atteint 5 900 kg à 2 m 50 et 1 900 kg à 6 m 10.

Ses évolutions : CD 8B ; CD 8S ; CD 8C ; CD 8D ; CD8E

 

 

Consulter les caractéristiques techniques du CD 8E

   
   
   

CD 10

(1962-64)

Continental lance en 1962 un tracteur d'une puissance de 285 chevaux, un moteur Poyaud de 6 cilyndres, relayé par une transmission mécanique, quatre vitesses plus un relais inverseur à deux vitesses, un convertissuer de couple en option, longueur de 7.25 m avec la lame d'angledozer, tuiles de 580 mm de large pour une portée de 3.036 m.

Nu, il pèse 26.2 tonnes, le plus gros bulldozer construit en France. L'arrivée du CD 10 fait grand bruit dans le monde des travaux publics et confirme l'intention de Continental de couvrir tous les segments de marché dans le domaine des tracteurs à chenilles. L'étude pour le lancement du CD 10, lancée plusieurs années plus tôt, n'aboutit pas au bon moment. En 1962, c'est le disparition de l'empire colonial, hors Continental vendait énormément en Afrique. En 1964, le moteur est monté à 300 chevaux, le but étant de concurrencer le D 9 de Caterpillar. Le succès n'est pas au rendez-vous, le déclin de Continental commence.

Ses évolutions : CD 10B ; CD 10C ; CD 10D

 

   
   
   

 

    La page suivante est consacrée à la gamme des CS               

 

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